Mise en place au salon de Paris

C’est au Salon automobile de Paris, en octobre 1935 que sort la nouvelle Peugeot 402. C’est une voiture moderne et performante que les ingénieurs de Peugeot on construit en 2 ans. La petite dernière attire les regards à cause de sa ligne inhabituelle. C’est Henri Thomas qui est en charge du projet et succombe aux charmes d’un nouveau style venu des Etats Unis. Ce mouvement, appelé Streamline, entraine le monde de l’automobile dans la recherche de plus d’aérodynamisme. Chez Peugeot ce style sera appeler immédiatement la ligne « Fuseau ». Les principales caractéristiques de ce style reprisent par Peugeot : calandre plongeante, pare-brise abaissé, aile enveloppante, arrière en queue de castor et bien sûr les phares rapprochés derrière la calandre. Le style n’est rien sans une mécanique moderne. Peugeot construit sa 402 sur un châssis entièrement revue. Il n’est peut être pas aussi novateur que celui de la fameuse Traction de Citroën, mais il fait preuve de plus de fiabilité. La 402 est une propulsion arrière sur châssis bloctube indépendant de la carrosserie tout acier. L’avant dispose d’une suspension à roues indépendantes grâce à un ressort à lames transversal. L’arrière dispose de ressorts Cantilever montés en avant du pont. Ceci permet de raccourcir les longerons et participe à la silhouette de la belle. La 402 dispose d’un nouveau moteur quatre cylindres culbuté à soupapes en tête de 1991cm3. L’alésage est de 83 et la couse de 92. En 39 sortira une évolution de ce moteur. La cylindré passe à 2142cm3. Pour arriver à cela, Peugeot augmente la hauteur des cylindres et porte la course à 99. La puissance fiscale passe de 11 à 12CV et la puissance effective passe de 55 à 62CV. Pour plus de puissance et offrir une berline luxueuse, Peugeot étudie un moteur V8 culbuté de 3200cm3 à soupape en tête. Malgré des essais prometteur Peugeot se concentre sur les moteurs 4 cylindres. En 1939 les 402 doivent recevoir un moteur diesel de 2300cm3 de 55CV. Quelques modèles sont produits, mais la seconde guerre mondiale mets un terme à ce moteur. La transmission s’effectue par un embrayage à disque unique, couplé à une boite de vitesse à trois rapports plus la marche arrière. Deux types de boite de vitesse existent, la première avec levier de vitesse au tableau de bord et commande par câble, la seconde avec levier de vitesse entre les passagers avant. Peugeot propose, également en option, une boite électromagnétique à quatre rapports (Cotal). Le sélecteur de vitesse est placé au volant. Un levier permet d’actionner un inverseur pour la marche arrière. Peugeot présente également une boite automatique au salon de 1935. C’est l’œuvre de Gaston Fleischel. Malheureusement, l’installation de cette boite automatique représente un surcout équivalent au quart du prix total du véhicule (le première modèle débute à 22 900 francs).